Wendy and Lucy, de Kelly Reichardt

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Ne cherchez pas Lucy. Ce n’est pas une jolie brunette allemande, mais un chien. Le compagnon de route de Wendy, qui se retrouve bloquée sans un sous dans un patelin paumé. Le film retrace leur quotidien, ni plus ni moins.

On suit Wendy and Lucy avec une attention constante sans qu’il se passe, bizarrement, grand chose. Comme si on était suspendu au destin immédiat de cette jeune femme et de ce chien, livrés à eux-mêmes. Ce qu’on voit c’est du quotidien, la misère et la solitude, un peu de douleur et de sollicitude pour un chien qui s’exprime en silence. Et c’est poignant. Ce qui frappe le plus, c’est l’évidence de la tendresse qu’elle ressent pour son chien, et plus encore la responsabilité qu’elle éprouve tout au long du film. Pour une fois, la responsabilité est le seul et unique moteur du film. Une responsabilité qui s’éprouve avec autant de force et de subtilité, on ne le voit pas souvent.

J’avais aimé Old Joy, mais aprés coup. Disons qu’il avait fait en moi son chemin. Etaient restés ces moments passés dans les bois, les massages aprés le bain. J’avais néanmoins trouvé le début un peu convenu, voire scolaire. Wendy est à cet égard plus libre, plus documentaire aussi.

Enfin j’aime beaucoup cette actrice, la modestie de son jeu et en même temps la grande douceur qui émane d’elle chargent davantage encore le film d’émotion.

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