Una Semana Solos, de Celina Murga

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Ce film rappelle évidemment Nobody knows. Une bande de petits fils à Papa errent pour tromper l’ennui dans l’enceinte ultra-protégée de leur compound, en quête de bêtises.

Contrairement au film de kore Hida Hirokazu, on sent rapidement le regard critique et presque accusateur de la réalisatrice peser sur les jeunes pouces. Certes il est tempéré de temps à autre par un peu d’empathie, mais au final le tableau est sans appel. C’est sans doute pour cette raison que le film désempare : il relate en douceur la chronique d’un monde strictement hiérarchisé, dans lequel la violence paraît innée. Cette douceur a un je ne sais quoi de mélancolique, qui rend le film tendre et amer.

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