Synecdoche, New York, de Charlie Kaufman

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Charlie aime les figures de style, aprés les mises en abîme, il s’essaye donc à la synecdoque. On assiste donc à la mise en place d’une petite matrice, un petit monde selon Garp, mais qui peu a peu s’appauvrit et tourne en rond. C’est drôle, malin, et rempli de tristesse. C’est toujours difficile, pour moi en tout cas, de ne pas totalement aimer un film triste. Des films comme ceux de Tennebaum, au encore comme ceux de Miranda July. Celui-ci évoque la mélancolie douce de Punch Drunk love, la BO est d’ailleurs signée par le même compositeur. Bref, film qui a tout pour lui, dur sur le fond, mais qui passe rapidement sur les choses qui fâchent en les multipliant, pour créer plus de tension et de complexité. L’auteur fait mine d’affronter les vérités, mais il les chasse comme des fantômes, et ne fait que déprécier celà-même qu’il prétend mettre en exergue.

Petite machine qui tourne a blanc et fait son beurre avec la misère d’un homme sans qualité.

Grand film dont on ne prend la mesure qu’à partir du moment où l’histoire s’emballe, à force d’aller toujours plus loin, de trouver dans la dérive son meilleur allié.

Machine qui rend épique la misère occidentale, ses figures et ses motifs, en en faisant des tropes. C’est-à-dire en les tordant dans tous les sens possibles et imaginables. Pour qu’il en sorte une sorte de monstre effroyable et absurde.

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