Elève libre, de Joachim Lafosse

tournage_jonas1.jpgMarrant que la Quinzaine ait pris ce film, mais pas surprenant, puisqu’il évoque assez directement Douche froide, sa liberté, son ambiguïté et sa froideur. Même schéma de triolisme, avec un petit jeune pris en étau qui sert de chaire fraîche. Bien / pas bien, le film n’est jamais moral, pour la simple raison que ces mots ne sont pertinents. Ni pour l’ado livré à lui-même, ni pour les trentenaires qui l’émancipent.Espaces confinés, dialogues serrés, relations biaisées - Elève libre n’est pas de tout repos, mais il est de belle tenue.

6 réponses pour “Elève libre, de Joachim Lafosse”

  1. Joachim dit :

    Mais quels films n’as-tu pas vu ?

  2. Joachim dit :

    Plutôt quels sont ceux qui te resteront à voir ?

  3. matthieu dit :

    Eh bien je n’ai pas vu le Desplechin par exemple, et la projection de presse est déjà passée…

    Sérieusement, la grande majorité reste à voir !

    Pour Hunger, je suis assez surpris, mais rien encore n’est joué.

    Notamment pour le Cantet ! Sur lequel j’écrirai bientôt.

  4. Joachim dit :

    Ah oui, tiens le Cantet, je suis plus que curieux. Adoré le bouquin (mais plutôt pour son héritage thomas bernhardtien à mon avis très littéraire et assez peu cinématographique) et Bégaudeau m’agace autant qu’il m’intéresse avec sa tendance à sociologiser, voire à s’auto-sociologiser. Donc sur un écran et avec lui dans son propre rôle, qu’est-ce que ça peut donner ?… Et puis, peut-être aussi l’espoir que Cantet retrouve l’esprit assez lâche (au sens “dénoué”, “délié”, pas “manque de courage”) de “Tous à la manif” plutôt que ses longs parfois sur-déterminés par le scénario. Ah tiens, je me rends compte que j’arrive à écrire des critiques de films sans les avoir vus.

  5. matthieu dit :

    Oui, c’est pas mal ! Tu ne voudrais pas écrire sur les films que je n’ai pas encore vu d’ailleurs ? On ferait une belle équipe !

  6. matthieu dit :

    Le Cantet est bien, et vraiment fidèle au livre je trouve. Peut-être plus dense encore, mais tout aussi ouvert. Les profs y occupent une place légèrement plus importante, ce qui rend parfois les tensions plus palpables et chargées d’enjeux. C’est moins écrit que l’Esquive, mais cela en a un peu l’amertume.

    Bégaudeau n’en fait jamais trop, et on le sent vraiment dans son élément. Cela a dû lui paraître bien étrange de rejouer ainsi quelques années de sa vie.

Laisser une réponse