Couvrir Cannes

Chaque année, la même question revient dans les rédactions. Comment couvrir Cannes ? Quelle stratégie adopter ? On se répartit les différentes sections, on se dit qu’il faudrait mettre un peu de glamour, couvrir les plus grandes fêtes sans pour autant sacrifier aux paillettes et privilégier les rencontres. Bref, on voit large, pour offrir au public une expérience intégrale d’un festival qu’il ne fera jamais qu’entrevoir de manière impressionniste.

On a en somme d’un côté les professionnels contraints de faire sans cesse plus de bruit pour se faire remarquer, et de l’autre une presse qui s’en fait l’écho, parce qu’elle y a tout intérêt et cherche à produire un maximum d’histoires. D’où une surenchère dans l’information, et un mélange des genres incertain.

Au-delà de cette course au bruit, dur de faire la part des choses, de privilégier les rencontres, les expériences, de partager ce qui fait Cannes. Certains proposent comme parade le retour au documentaire, à des portraits décalés de français moyens. D’autres donnent à voir un Cannes undercover, mais ne s’y risquent pas trop, craignant les effets de bords. C’est que Cannes est tout petit.

D’où l’envie d’aller voir ailleurs, et d’envisager Cannes pour un fois sur le mode du monologue, non pas en allant chercher les informations ailleurs, mais en assumant les pensées du jour, et en livrant son sentiment sur tout ce qui fait Cannes. A partir du 15 donc, je m’exprimerai en marge du blog un peu tous les jours, vraisemblablement par le biais de twitter. Le monologue est le meilleur rempart au bruit, il permet une parole plus intime et plus rare, qui rend le bruit cannois presque intelligible.

Mon ordinateur m’ayant abonné quelques jours aprés le début du festival, il ne m’a pas été possible de faire cette petite expérience. Néanmoins, la direction est esquissée. A suivre donc.

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