Archive pour la catégorie ‘Quinzaine des réalisateurs’

Blind Loves, de Juraj Lehotsky

Blind loves est un film beau et fragile.
Les personnages aveugles sont filmés avec une grande tendresse, et jamais stigmatisés dans leur handicap. Au contraire, le film est d’une légèreté surprenante, et s’avère souvent drôle, poétique, attachant. Les visages sont filmés dans une lumière qui les rend presque magiques, et loin de les déréaliser les rend trés présents. C’est cette présence je crois qui frappe le plus et qui rend presque accessoire les quelques dialogues du film.

Blind loves me rappelle par moment En avant, jeunesse, même si le cadre est moins franc et plus consensuel, il y a un douceur qui emporte tout sur son passage, juste et directe. Efficace, comme la grâce.

Il devait être à Karlovy Vary. Il passera finalement par Cannes.

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Elève libre, de Joachim Lafosse

tournage_jonas1.jpgMarrant que la Quinzaine ait pris ce film, mais pas surprenant, puisqu’il évoque assez directement Douche froide, sa liberté, son ambiguïté et sa froideur. Même schéma de triolisme, avec un petit jeune pris en étau qui sert de chaire fraîche. Bien / pas bien, le film n’est jamais moral, pour la simple raison que ces mots ne sont pertinents. Ni pour l’ado livré à lui-même, ni pour les trentenaires qui l’émancipent.Espaces confinés, dialogues serrés, relations biaisées - Elève libre n’est pas de tout repos, mais il est de belle tenue.