Un conte de Noël
Ce film me rend malade. J’en suis autant surpris que troublé. Je me dis qu’il y a forcément en lui quelque chose de fort, radical, subversif, pour que je réagisse aussi mal. Mais je ne le vois pas, et j’en sors diminué, mal, fatigué.
Un rythme insoutenable, faits de saccades, de coupes sèches, et d’accélérations brusques. Une narration contrariée, et en même temps augmentée par une tonne de tricks un peu maniérés. Une mise en scène poussive, ce qu’on trouvait déjà chez Roi et Reine mais de façon atténuée, tolérable, l’acteur/performeur qui fait son show. Almaric me fatigue, mais il n’y peut rien.
Tout cela me chagrine, je vois toujours ces adresses à la caméra (pas au spectateur), ces lettres dites plein cadre, tout cela dans “Comment je me suis disputé…” me touchait sincèrement. J’y décèle la boursouflure d’un film comme “Les deux Anglaises et le continent”, et cela m’attriste. Quelque chose s’est perdu, avec l’âge. Quelque chose s’est corrompu.







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