Blind Loves, de Juraj Lehotsky
Blind loves est un film beau et fragile.
Les personnages aveugles sont filmés avec une grande tendresse, et jamais stigmatisés dans leur handicap. Au contraire, le film est d’une légèreté surprenante, et s’avère souvent drôle, poétique, attachant. Les visages sont filmés dans une lumière qui les rend presque magiques, et loin de les déréaliser les rend trés présents. C’est cette présence je crois qui frappe le plus et qui rend presque accessoire les quelques dialogues du film.
Blind loves me rappelle par moment En avant, jeunesse, même si le cadre est moins franc et plus consensuel, il y a un douceur qui emporte tout sur son passage, juste et directe. Efficace, comme la grâce.
Il devait être à Karlovy Vary. Il passera finalement par Cannes.

Le 17/05/2008 à 19:15
Vu sur tes conseils.
Très touché par ce film, mais j’en retiens plutôt une sorte de burlesque discret. Et puis, l’air de rien, un film qui parle d’amour (la naissance de l’amour, l’amour épanoui, l’amour contraint).
Merci donc.